lectures

Publié le 21 Février 2011

numérisation0044

 

J'ai connu la revue " Poésie " dans les années 1985. J'en  possède plusieurs . je ne sais pas si cette revue existe encore mais j'ai découvert beaucoup de poètes français récents,  des poètes engagés et des poètes étrangers de langue française.

 

Celui-ci parle des "poètes marocains de langue française"

 

Une pensée poétique pour les amoureux de la liberté au Maroc et ailleurs

 

Je vous propose de Ahmed Bouanani :

Il en est 

 

 

 

Il en est qui disent

merci

à l'air du matin

et qui ne s'étonnent de rien

pas même du taureau portant le monde sur ses cornes

 

Il en est tranquilles

dans des bidonvilles

qui entendent les jets d'eau de Shahrazad

et qui cherchent toutes les nuits

les pommes d'or des Hespérides

 

Il en est qui s'endettent

pour toute l'année de l'Hégire

et qui la fête finie s'assoient par terre

sans savoir ce qu'ils attendent

 

Il en est qui comptent les jours

et d'autres qui connaissent déjà l'heure

Ils ne demandent rien

Ils meurent  comme meurt la lumière du matin.

 

Il en est qui comptent encore les jours

mais quels jours comptent-ils ?

 

Autrefois

à la mémoire des poètes

on élevait des statues en or

Chez nous

par charité musulmane

on leur creuse des tombes

et nos poètes

la bouche pleine de terre

continuent de crier

 

Le poème est tiré de "Les Persiennes "édité à Rabat en 1980.

 

 

 

Margaux33



Voir les commentaires

Rédigé par Margaux33

Publié dans #lectures

Repost0

Publié le 16 Février 2011

numérisation0041

 

Je ne sais plus quel blog parlait de la couverture des livres de poésies en Angleterre. Mais j'ai retrouvè celui ci  pour confirmer les jolies couvertures anglaises.

un petit poéme en anglais de Coleridge trouvé dedans

 

Do you ask what the birds say? The Sparrow ,the Dove,

The Linnet and Trush say, 'I love and I love!'

In the winter they're silent -- the wind is so strong;

What it says, I don'tknow, but it sings a lound song,

But green leaves, and blossoms, and sunny warm weather

And singing, and loving -- all come back together.

But the Lark is so brimful of gladness and love,

The green fields below him, the blue sky above,

Then he sings; and he sings ; and for ever sings he --

"I love my love, and my love loves me!"

 

Samuel Taylor Coleridge 1772-1834

 

Answer to a child's question

 

 

La saint valentin est passé mais tant pis  . Ces oiseaux qui chantent l'amour c'est trop beau

 

Margaux33

Voir les commentaires

Rédigé par Margaux33

Publié dans #lectures

Repost0

Publié le 15 Février 2011

Je reviens de la médiathéque. je n'ai pas trouvé les livres que je voulais .

 

médiathéque villenave d'ornon 4 004

 

A défaut j'ai pris :

 

  • Andrée Chedid,

Cavernes et soleils

 

pour sa disparition et le poeme  vu sur le blog de Ckan

 

  • Yôko Ogawa,

Le réfectoire un soir
et une piscine
sous la pluie

 

 

C'est un seul livre mais le titre est écrit en 3 vers l'un en dessous de l'autre, je n'y connaît pas grand chose en littérature japonaise mais ça me fait penser à un haïku.

 

  • Louis Nucéra

Sa majesté le chat

 

 

parce que j'aime les chats

 

 

  • Pablo Neruda

Les premiers Livres

poésie et prose

 

 

j'ai envie de poésie en ce moment

 

dés que je les aurai lu je vous donnerai mon avis

A bientôt

 

margaux33

 

Voir les commentaires

Rédigé par Margaux33

Publié dans #lectures

Repost0

Publié le 4 Février 2011

Je n'ai pas été à Angouléme pour le festival BD. Mais j'aime les BD . Un de mes héros préférés reste Corto Maltese; j' ai quelques uns de ces albums , pas tous hélas .

 

 

 corto maltese image numérisée tirée de l'album "Sous Le Signe du Capricorne"

 

Ce  gentilhomme de fortune comme il se définit lui même est un marin aventurier,  romantique, rêveur, généreux  mais capable de tuer pour ce qui lui paraît une juste cause ou pour se défendre . . Souvent en train de rêver il est toujours prêt à courir les océans et le monde pour venir secourir ses amis , ou ceux qui lui demandent son aide et surtout les femmes . Fils d'une gitane de Gibraltar il es ouvert à la magie, aux légendes . ; que ce soit à Venise ,à Stonhenge ou chez Bouche Dorée en Amérique du sud les mythes les légendes sont toujours présents.

Ces BD ne sont pas nouvelles et son auteur Hugo Pratt nous a hélas quitté .

 

 Mais Corto  est dans le continent Mu et continue de vivre et de rêver pour nous

 

margaux33

Voir les commentaires

Rédigé par Margaux33

Publié dans #lectures

Repost0

Publié le 30 Janvier 2011

Roman pour initiés? poétique onirique coloré, très coloré, mais parfois confus et je m'y suis parfois perdu.

clipart_texture_webmaster_01468.jpg

roman difficile à lire malgré beaucoup de poésie . j'ai eu du mal à entrer dans le roman, puis j'ai aimé puis  j'ai eu l'impression de ne rien avoir compris, de courir derrière lui comme lui cours après Lola,puis d' avoir relu du Rimbaud par endroits. Une sorte d'indigestion  à la fin . je pense qu'on peut lire ce livre par morceaux dans n'importe quel sens  qu'il ne faut pas chercher à tout comprendre , se demander sans cesse si on est dans son rêve ou délire ou dans la vraie vie ; Pour l'apprécier je croisqu' il faut se laisser porter par la couleur, par la sensualité.

 

"elle lève les yeux,bleu blanc jaune, tourne sur elle-m^eme,le piano ondule, soleil froid sur son visage"

 

"je sens bien que le rouge enrobe tout, qu'il n'y a plus d'autre issue""

 

En plus il pose la question; est ce qu'il vaut mieux rêver sa vie ou la vivre ? ça fait beaucoup pour un seul livre.

 

Il me fait penser aussi par endroits à Corto Maltese surtout dans l'album Sous le signe du capricorne que j'ai beaucoup aimé

 

On suit sa vie avec et sans Lola . Lola, la Femme, ou les femmes rencontrées, Lola la déesse qui représente toutes les femmes, Lola qui l'entraîne dans sa course hallucinée à travers le monde ; de Lisbonne à Saïgon en passant par la vielle Europe. ( Voyage au bout de la nuit ? )lola qui parait bien réelle par endroits et fantasmée à d'autres

 On parfois du mal à savoir ou on est . rêve ou réalité? sûrement est ce voulu, mais ça rend difficile à lire ce roman à suivre ou à trouver la ligne directrice .

Parfois on se dit il rêve parce que sa vie ne lui convient pas parfois on se dit il est sous acide  et parfois il est schizophrène . il est peut être les trois mais au début du roman on s'y perd un peu;

Par contre les couleurs . Ah les couleurs !! ce sont elles qui m'ont permis d'aller au bout du roman .

Et le final je ne suis pas sur d'avoir compris mais peut être avons nous le choix .


"le vent fort dans mes oreilles-je me jette dans le jaune;"


il se jette dans ses délires ou il se suicide ? Ah les poètes maudits!!!

 

Est ce un livre plus pour les hommes ? je me suis posé cette question .au début du roman. c'est encore la faute à une femme Lola , si il lui arrive des ennuis . Et les passages sensuels avec lola sont peut être plus de sensibilité masculine.

 

Au final j'ai aimé l'aventure onirique et initiatique, certains passages trés poétiques et sensuels  mais avec une indigestion;  J'apprécie de relire certains passages sortis du contexte. Mais tout le roman d'un coup ; nonc'est trop. Je vais relire Rimbaud

 


Quatrième de couverture:

 

" J'en étais alors à me regarder pousser les cheveux. le soleil commençait à m'emmerder sérieusement, et la pluie aussi"

Telle est l'existence du jeune P.,qui vit d'expédients et de petites magouilles à Montmartre.Jusqu'au au moment où apparaît Lola. Lola brune, Lola aux cheveux courts, Lola à l'oeil malicieux. Et Lola est paranoïaque. Elle entraîne P.dans une série de voyages fantasmagoriques, de Lisbonne au Vietnam.

Roman de la fuite et de la contestation- celle de la réalité et des prisons qu'on appelle vies -

 

Margaux33

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Margaux33

Publié dans #lectures

Repost0

Publié le 27 Janvier 2011

Comme beaucoup j'ai d'abord découvert Muriel Barbery en lisant l'élégance du hérisson . je ne suis pas déçu pa r Une gourmandise. J'ai découvert des mets savoureux décrits merveilleusement.

DSCN0182


Résumé.Le plus grand critique culinaire du monde se meurt. il est en quête d'une saveur d'enfance. Il vogue au gré de sa mémoire gustative, plonge dans les cocottes, arpente les plages et les potagers, entre campagne et parfums ,odeurs, fragrances, viandes, poissons..

 

deux lignes directrices dans ce roman

une promenade gastronomique mondiale de l'entrée au dessert; et la description d'un homme vu par ses proches.

Car le Maître ,le critique  de la gastronomie,  est un salaud égocentrique, indifférent aux autres . Il a détruit ses enfants et considère sa femme comme un bibelot, une oeuvre d'art. Seule peut être sa grand mère, a qui il doit d'aimer manger,et donc sa vocation ,trouve grâce à ses yeux.En tout cas c'est le souvenir d'enfant des plats de sa grand-mère qu'il apprécie. Il faut lire ce que dit de lui son fils

"Vieille outre purulente.....crève, crève. Au moins on aura ton fric, à défaut d'avoir eu ta faveur..."" Et ma triste vie se passe à désirer ardemment ton amour refusé, cet amour absent..."

 

Quand à la promenade gastronomique alors j' ai savouré. une écriture raffinée savoureuse comme les aliments qu'elle nous décrit .C'est un hymne à la nourriture, à la cuisine de nos grands mères, aux plats des cuisines du monde . J'adore manger ,j'ai salivé devant ces descriptions j'ai rêvé devant les plats inconnus;

c'est une éloge à toutes les cuisines du monde , à la nourriture du corps et de l'esprit . La nourriture est intimement lié à notre enfance à l'amour que nous avons reçu , à nos souvenirs les plus enfouis au fond de nous .

 

" je vais mourir...je sais que cette saveur là,c'est la vérité première et ultime de toute ma vie,........une saveur d'enfance"

 

Par certains côté le roman me fait penser au roman " Le parfum de Patrick suskind" C'est l' histoire d'un monstre mais qui nous permet une découverte de tous les parfums toutes les fragrances de toute la gastronomie du monde Japon USA , Maroc ; Ah , la description du pain ,de la kesra marocaine.

 

 Voilà, j'ai aimé  j'ai savouré  j'ai dévoré  à pleines dents ce livre  .

 

margaux33

Voir les commentaires

Rédigé par Margaux33

Publié dans #lectures

Repost0

Publié le 18 Janvier 2011

"Je me mets à pleurer doucement,lentement,avec dans la poitrine un camélia frémissant"

 

soureil 021

 

J'ai adoré. J'avais vu le film mais le livre c'est mieux.

L'histoire : deux héroïnes, Renée la concierge qui, sous une apparence rustre, est instruite, raffinée ,aime les romans russes et les films japonais et Paloma petite fille riche très intelligente suicidaire solitaire qui se sent inutile. Autour d'eux une galerie de portraits  et un événement ; l'arrivée d'un nouveau propriétaire au quatrième étage dans l'immeuble qui va bouleverser les habitudes et la routine de ce microcosme;.

Un roman sur les apparences, l'image de soi, la littérature, l'amour des livres ,les rencontres , les masques qui tombent, ; C'est aussi une réflexion sur le vie, la mort, l'éternité., le désir ,le Beau, le regard que l'on porte sur les autres , notre capacité à communiquer.

Livre magnifique ,bien écrit, qui donne envie de relire Tolstoi , de découvrir la littérature  japonaise et surtout nous redonne le goût pour notre si belle  langue française.

Un livre à savourer.

 

Margaux33

Voir les commentaires

Rédigé par Margaux33

Publié dans #lectures

Repost0

Publié le 6 Janvier 2011

ogjets26

 

Un très beau portrait  de femme  dans une période trouble de la décolonisation du Cameroun. Charlotte Marthe fuit un chagrin d'amour, on s'attend au pire dans le début du roman ,mais dés la trentième page on sent que l'aventure et le combat arrivent . Sa fuite donc l'emmène en Afrique au Cameroun à Douala ou elle devient directrice du Collège  Moderne de filles  .

Elle veut que ses filles "ses antilopes " deviennent l'élite camerounaise et les poussent à s'émanciper. Elles se heurtent aux colons imbus d'eux mêmes , aux préjugés raciaux ,à la lenteur de l'administration et aux traditions tribales .On y voit le racisme, l'exploitation des indigènes, les traditions qui veulent que les filles se marient avec une dot et l'administration qui oublie de payer les professeurs. Elle va réussir à faire passer BEPC puis Bac à ses antilopes et même en envoyer faire des études en france

Un très beau portrait de femme dans les dix dernières années de la colonisation. L'histoire d'une femme dévouée ,féministe, volontaire, humaine, dans la Grande Histoire du Cameroun.

 (Je me suis demandé si Charlotte Marthe avait existé et j'ai trouvé sur google qu'elle était le double inventé de Charlotte Michel)

j'ai adoré

Margaux33

Voir les commentaires

Rédigé par Margaux33

Publié dans #lectures

Repost0

Publié le 4 Janvier 2011

C'est mon premier livre de Joyce Carol Oates . Bonjour la perversité d'un couple bien sous tout rapport,  les amours de jeunes filles innocentes  obnubilées par leur professeur ;

L'histoire: une femme fait un malaise en regardant un totem et elle  se souvient  de ses années d'université. On découvre comment elle tombe amoureuse de son professeur jusque là rien de très banal . Mais Le professeur séduit toutes les étudiantes et toutes les femmes des environs et avec l'aide de sa femme les détruisent pour en faire des marionnettes assouvies à leurs désirs.

Livre sur les jeunes filles en fleurs, sur la perversité d'un couple  et la destruction.on se demande comment l'héroine ou ses copines vont s'en sortir. Que cetaines filles s'en sortent mieux ou plus mal que d'autres je veux bien  mais ne rien voir à ce point et faire durer cet aveuglément pendant 170 pages je ne suis pas convaincu ;le dénuement me parait un peu tiré par les cheveux;

 

Je ne sais pas si tous ses romans sont pareils mais je ne suis pas enthousiasmée par celui ci.

margaux33

 

Voir les commentaires

Rédigé par Margaux33

Publié dans #lectures

Repost0

Publié le 16 Décembre 2010

A la mort de son père ,la fille cadette règle ses comptes avec lui ".Tu est mort ,enfin"

Rz PAYSG052photolibre.fr


On découvre un père tyran domestique . Pas de coups mais une humiliation permanente, des colères inappropriées qui détruisent les enfants. Les trois frères et soeurs font bloc pour se protéger . l'impact sur les enfants est très bien décrit ; pas de larmes ni d'apitoiement .L'enterrement du père provoque des situations cocasses.On a aussi une description des rites religieux bretons et le devoir de s'y soumettre encore .

La difficulté à avoir confiance en soi en devenant adulte. La difficulté de devenir adulte et de réussir sa vie.tout cela est très bien décrit .Celles qui ont eu un père tyrannique se reconnaitront dans ce roman

Plus des légendes bretonnes tout au long du roman qui illustre la mort et le purgatoire;

Un très beau roman

Margaux33

Voir les commentaires

Rédigé par Margaux33

Publié dans #lectures

Repost0